La
coupe du monde a démarre hier. La tradition a été bien respectée : le pays
organisateur a remporté le match d'ouverture. Mais le Brésil auquel je
m'attendais est un tout petit peu différent de celui que j'ai vu hier. Je
m'attendais au football-samba comme le Brésil a toujours su nous le présenter à
travers des joueurs comme Rivaldo et Roberto Carlos aux pieds gauches magiques,
Cafu, Ronaldo et les autres de cette trempe là.
Les
« Oliverde » d’hier soir nous ont fait voir un foot à mon avis très académiques,
avec moins de «street football ». Il paraît que c’est aussi la tendance du
foot moderne. Mais quand il s’agit du Bresil, je m’attend toujours a un
football diffèrent, combinant dance et sport a la manière du « capoeira ».
Je m’attends a ce foot où les joueurs, jouant avec leur intelligence, y mettent
du cœur aussi, de la sensualite, et donnent du spectacle au public.
Tout
fan du Bresil le sait bien que, traditionnellement, et surtout quand le bresil
menait au score, vers les dix dernieres minutes du match, la samba commencait.
Les « oliverde », conscients
de la victoire deja acquise, se lachaient alors et nous transportaient
dans une sorte de carnaval footbalistique aux allure de danse. Des noms comme
Neymar, Marcello, Hulk, n’ont encore rien évoqué dans les esprits des fan du
foot-samba. Il leur reste encore à nous convaincre.
Voilà
le Brésil auquel je m’attendais. Voilà le Brésil dont le public féminin aussi
s’attend, car, il faut bien le dire, je n’ai jamais vu une équipe de foot
masculin avec un si grand public féminin. Hier soir, toute « boujinoise »
qui se respecte etait fan du Brésil. C’est sans doute le foot-samba qui, loin
d’être seulement un sport, loin d’être seulement, comme me le disait une
« frangine », un groupe de 22 gars qui courent derrière un ballon,
est aussi une passion tout droit venue de la terre brésilienne aux mille et une
beautés physiques et naturelles, mêlant le concept du « sexy » au
ballon rond.
Mais je
me refuse de croire que le temps du foot-spectacle est fini ; et qu’il
faudrait maintenant faire place à la tactique de marquage de but seulement et
aux stratégies d'attaque et de défense. No more "cenga" a la
brésilienne we will see again ? No more "feintes" a la Jay Jay
Okocha we'll enjoy again ? No more « passes » a la Ronaldigno we
will appreciate again ? Ca serait dommage, mais espérons que ce n'est que
le début, le meilleur restant toujours à venir. Il nous reste encore 29 jours
de foot, et déjà, l’éventualité d’une rencontre Brésil-Ghana m’allèche.
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